Prévenir ou réparer : la preuve qu’adapter les infrastructures publiques aux changements climatiques rapporte gros
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Les changements climatiques fragilisent déjà les routes, les ponts, les égouts et les systèmes d’aqueduc vieillissants au Canada. Mais de nouvelles recherches démontrent qu’investir dans l’adaptation dès aujourd'hui permettrait aux différents ordres de gouvernement de réduire les factures liées aux dommages et d'économiser jusqu’à 10 milliards de dollars par année.
Un nouveau rapport de l’Institut climatique du Canada révèle que la hausse des températures et les fortes pluies font augmenter les factures de réparation des infrastructures, avec des répercussions pouvant isoler des communautés, perturber les chaînes d’approvisionnement et nuire aux économies locales. L’étude, intitulée Prévenir ou réparer : la preuve qu‘adapter les infrastructures publiques aux changements climatiques rapporte gros, avise que les contribuables devront faire face à des coûts élevés et croissants si l’adaptation est retardée. Cependant, elle souligne une opportunité évidente : si les gouvernements investissent dès maintenant et préparent les infrastructures publiques aux risques climatiques, ils pourront économiser de 5 à 10 milliards de dollars par an, plus les économies réalisées grâce à la prévention des pertes économiques indirectes.
Pourtant, les coûts initiaux de l’adaptation ne sont pas négligeables (en moyenne 3 milliards de dollars par an) et seront largement assumés par les gouvernements municipaux, à qui appartiennent la plupart des infrastructures publiques, mais qui manquent souvent d’outils de financement suffisants.
Pour combler cet écart, le rapport préconise un accroissement du financement de l’adaptation, la modernisation des outils financiers municipaux, l’amélioration des données et de la cartographie des aléas climatiques, une mise à jour plus rapide des codes et des normes, et l’intégration de la gestion des risques climatiques dans toutes les dépenses d’infrastructures, avec un soutien ciblé pour les collectivités les plus vulnérables.
Le message est clair : chaque année de retard augmente les coûts futurs, tandis qu’investir dès maintenant dans des infrastructures résilientes protégera les familles, les collectivités, les entreprises et l’économie canadienne contre l’escalade des risques climatiques.